Publié le 22 Mars 2015

Bonjour à tous,

Longue attente depuis le dernier article, mais c'est une étape assez fastidieuse que nous réalisons depuis plusieurs mois.

Dans un premier temps, après avoir eu quelques soucis avec la mini-pelle (flexible hydraulique à remplacer... BEURK), nous avons pu finir de creuser le trou destiné à recevoir la cuve de récupération d'eau de pluie. Ca a été plus long que prévu, surtout que nous sommes tombés sur des blocs de roche qu'il a fallu briser à l'aide d'un marteau piqueur... Bref, après de longues heures de dur labeur, nous avons obtenu un trou de 2 mètres de profondeur et nous avons pu apporter quelques brouettes de sable pour niveler le fond :

087 - Citerne d'eau de pluie et terrassement
087 - Citerne d'eau de pluie et terrassement

Par la suite, nous avons utilisé la mini-pelle pour placer la cuve d'environ 120kg dans le trou. Malgré nos craintes de basculer avec la citerne et la pelle, cela n'a posé aucun problème et s'est même avéré très facile :

087 - Citerne d'eau de pluie et terrassement
087 - Citerne d'eau de pluie et terrassement
087 - Citerne d'eau de pluie et terrassement

La cuve en place, nous avons commencé à la mettre en eau (avec de l'eau du réseau), afin de l'immobiliser et de l'empêcher de remonter lors du remblaiement. Au fur et à mesure, nous avons apporté des brouettes de sable que nous avons déversées tout autour. Le tas de 6 m3 de sable se trouvant à environ 150 mètres de la citerne, je vous laisse imaginer le nombre de trajets pour tout amener... Un travail assez physique et plutôt long, que nous avons étalé sur plusieurs jours.

Puis il a fallu créer les canalisations de raccordement des gouttières à la cuve et du trop-plein. Pour cela, nous avons acheté du PVC renforcé, et fait quelques tranchées de plus :

087 - Citerne d'eau de pluie et terrassement
087 - Citerne d'eau de pluie et terrassement
087 - Citerne d'eau de pluie et terrassement

Nous avons profité de la tranchée du trop-plein pour faire passer un tube en PE afin d'inclure un robinet extérieur dans le muret en pierres. Enfin, il a suffi de tout reboucher à la mini-pelle, et de niveler l'ensemble pour que l'étape "citerne" soit enfin terminée.

Ensuite, quelques bricoles ont été réalisées avec la mini-pelle : le nivellement d'un futur stockage à bois ou encore l'enlèvement de la terre de décaissement du chemin d'accès. En effet, en 2007, lorsque nous l'avions réalisé, nous n'avions pas de solution de transport pour déplacer la terre décaissée. Nous l'avions alors laissée sur le côté du chemin, en un long tas sur lequel l'herbe a peu à peu repoussé et qu'il était impossible d'entretenir, tant le tas était grossier.

Pour réaliser ce chantier, et pour d'autres utilisations futures, nous avons fait une nouvelle acquisition :

087 - Citerne d'eau de pluie et terrassement

Un vieux dumper de 1987 à restaurer, et qui n'avait pas tourné depuis longtemps, j'ai nommé Dolly Dumper, fidèle compagnon d'un cow-boy dyslexique ! Il est devenu le parfait complément de la mini-pelle, je le retaperai à neuf d'ici peu. Grâce à l'aide des parents de Mélanie, que nous remercions, nous avons pu évacuer la totalité du tas de terre, qui représentait plusieurs dizaines de mètres cubes. Le concept était simple : je ramassais à la mini-pelle et chargeais le dumper conduit par Guy-Noël jusqu'à la terrasse qui devait être remblayée de terre végétale :

087 - Citerne d'eau de pluie et terrassement

Pendant ce temps, Mélanie et Christine étalaient les livraisons au râteau, afin de former une couche à peu près uniforme :

087 - Citerne d'eau de pluie et terrassement

En un week-end seulement, nous avons évacué la totalité du tas et rendu les 70 mètres des abords du chemin d'accès bien plus propres !

087 - Citerne d'eau de pluie et terrassement

La terrasse a, quant à elle, été recouverte de cette terre, afin de gagner quelques centimètres :

087 - Citerne d'eau de pluie et terrassement

Pour finir, Mélanie et moi avons tassé cette étendue de terre meuble à coups de dumper et de mini-pelle :

087 - Citerne d'eau de pluie et terrassement
087 - Citerne d'eau de pluie et terrassement
087 - Citerne d'eau de pluie et terrassement
087 - Citerne d'eau de pluie et terrassement

La partie décaissée contre la grange sera recouverte d'une terrasse en lames de châtaignier et d'un abri de jardin dans le prolongement.

Voilà les dernières avancées à la grange de Gabillou ! La terrasse prend forme ! Hélas, la mini-pelle repart chez ses propriétaires dans une semaine. Nous continuerons alors le muret en pierre sèche et nous attaquerons à l'autre partie !

Au programme donc dans les jours, semaines, mois à venir : de la pierre sèche, de la pierre sèche, et encore de la pierre sèche ! Photos au fur et à mesure de l'avancée, c'est promis !

A suivre...

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Rédigé par BG & Mélanie

Publié le 5 Janvier 2015

Bonjour à tous,

Fin de deux semaines de congés, professionnels, mais de deux semaines de travaux, presque intensives. Depuis le précédent article, un heureux événement est arrivé : la famille s'est agrandie, provisoirement, d'une mini-pelle qu'Antoine et Céline, autoconstructeurs et amis (https://www.facebook.com/paysanduweb) nous louent ! Et comme nous en avions grandement besoin, nous nous sommes empressés de l'utiliser.

Tout d'abord, nous avons passé une petite heure à dessoucher à 4 ou 5 endroits, puis nous avons littéralement démantelé le potager, afin de l'améliorer, de le refaire différemment :

086 - Je mure, tu mures, nous murons...
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Nous avons aussi enlevé un pommier malade qui gênait pour le futur agrandissement de notre parking :

086 - Je mure, tu mures, nous murons...

Après ces quelques bricoles, que l'on croyait nécessaires pour reprendre la main sur la conduite de la mini-pelle (alors que c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas), nous avons fini de démonter la première partie du muret. Grâce au laser d'Antoine et Céline, encore eux, nous avons pu prendre nos niveaux et creuser les fondations du nouveau mur :

086 - Je mure, tu mures, nous murons...
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Comme on peut le voir sur la seconde photo, nous avons terminé de creuser en arrivant sur le sol dur (après avoir enlevé la couche de terre végétale), sur 50 cm de large et sur tout la longueur du mur.

Puis nous avons déroulé un géotextile pour limiter la pénétration de la terre dans le muret et assurer sa pérennité, et nous avons commencé à le bâtir. Par souci de reproduction des techniques d'antan, nous montons le mur sans aucun mortier, ni de ciment, ni de chaux, ni de terre. Chaque pierre est calée sur toutes ses faces de joint afin d'assurer une bonne cohésion dans le mur, et une bonne assise pour chaque pierre de l'étage supérieur. Cela rend l'opération extrêmement longue, mais je l'avoue, passionnante (pour moi en tout cas). Au bout de presque 2 jours complets de travail, voici ce que nous avions fait :

086 - Je mure, tu mures, nous murons...
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En réalité, nous avons très vite dû envisager la construction d'un escalier 3-4 marches, lui aussi réalisé entièrement en pierre sèche et donc sans aucun mortier. Chantier encore plus chronophage, puisqu'il a fallu trouver de jolies pierres, et les caler parfaitement de niveau.

Par la suite, j'ai continué seul, Mélanie n'ayant pas le même enthousiasme que moi pour ce chantier, jusqu'au renfort d'Antoine, avec qui j'ai avancé plus vite :

086 - Je mure, tu mures, nous murons...
086 - Je mure, tu mures, nous murons...
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On a bossé jusqu'à la tombée de la nuit, mais la nature nous a récompensés :

086 - Je mure, tu mures, nous murons...

Juste avant de réveillonner, c'est Tibo qui est venu m'assister dans ce dur labeur. Là encore, on a été efficaces et on s'est vus avancer :

086 - Je mure, tu mures, nous murons...

Un grand merci à ces potes, qui ont laissé une part d'eux dans le mur. J'ai encore continué un peu seul début janvier, et avant de reprendre le boulot, voilà l'état d'avancement du muret :

086 - Je mure, tu mures, nous murons...
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Environ 5 mètres des 16 que compte le premier muret ont été construits. Et encore, il manque le couronnement qui sera réalisé à la fin... Pour connaître toutes les techniques de la pierre sèche, je me suis procuré l'excellent ouvrage de Louis Cagin et Laetitia Nicolas "Construire en pierre sèche", aux éditions Eyrolles, véritable mine d'or pour ce genre d'ouvrage. Je le conseille fortement pour son aspect à la fois théorique, mais aussi pratique, et ses nombreuses photos :

086 - Je mure, tu mures, nous murons...

Autre chantier en cours : la pose d'une citerne de récupération des eaux de pluie. Une promotion dans une grande surface de bricolage nous a poussés à franchir le pas. Nous avons acheté une cuve polyéthylène de 3500 litres et nous devons à présent l'enterrer sur la terrasse :

086 - Je mure, tu mures, nous murons...

Hier, à la veille de la reprise du boulot, nous avons donc commencé à creuser le trou nécessaire à cet enfouissement : 1,50m x 3,20m, sur 2m de profondeur. Pour ceux qui nous suivent depuis un moment, je ne rappelle donc pas que le terrain est argileux et rocailleux... Même si le trou n'est pas fini (il manque environ 30cm de profondeur), nous avons malgré tout bien avancé, sans trop de peine...

086 - Je mure, tu mures, nous murons...

... jusqu'à tomber sur un os, ou plutôt une grosse roche qui ne bouge absolument pas. Solution envisagée, aller la casser au perforateur ou au marteau-piqueur. Mais cela reste à faire :

086 - Je mure, tu mures, nous murons...

Voilà les dernières avancées. Un peu sous pression car :

- la mini-pelle ne restera pas ad vitam aeternam à Gabillou, et nous avons encore beaucoup à faire

- la météo n'est pas des plus clémentes en hiver

- nous avons repris notre activité professionnelle

- nous arrivons à court de bois, il va donc falloir couper l'imminente livraison

On s'accroche, on bosse le soir en rentrant, on avance ! Doucement, mais sûrement...

A suivre...

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Rédigé par BG & Mélanie

Publié le 9 Novembre 2014

Bonjour à tous,

Trois chantiers ont été entrepris depuis le dernier article :

- la déconstruction du muret en pierres de la terrasse

- le remplacement du tableau électrique et de la GTL

- l'isolation du plafond du garage à la ouate de cellulose

Tout d'abord donc, nous avons profité d'un coup de main de Christian pour attaquer une lourde tâche : le démontage, pierre par pierre, du muret extérieur, en pierre sèche. Effondré, affaissé à beaucoup d'endroits, il méritait d'être reconstruit. De plus, nous souhaitions le rebâtir perpendiculairement à la grange, car il ne l'était pas.

Nous avons donc enfilé d'épais gants, et entamé la démolition :

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd
085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

Bien sûr, en vue de sa future reconstruction, nous avons pris soin de trier les pierres retirées, en fonction de leur taille. Le muret, construit sans mortier, est donc constitué de grosses pierres, et de plus petites qui servent à caler ou à remplir les espaces vides. Plusieurs tas ont donc été créés afin de faciliter le prochain chantier.

En un peu moins de 2 heures, ce sont environ 3 mètres qui étaient démontés :

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

Un grand merci à Christian pour l'élan qu'il nous a donné. En effet, nous avons continué, Mélanie surtout, pour arriver presque au début de la seconde partie :

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

Voilà l'avancement à la date de l'article :

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd
085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

On pourrait continuer, à la main, sur l'autre partie, mais nous allons peut-être avoir un coup de pouce mécanique : des amis autoconstructeurs ont investi dans une mini-pelle qu'ils nous loueront peut-être. Cela accélérerait et faciliterait sans conteste cette rude épreuve. J'espère sincèrement que cela se fera (alors Antoine & Céline, si vous lisez ceci !!!)...

Histoire de varier les plaisirs, j'ai consacré une journée (complète, sans voir la lumière du jour) à remplacer notre tableau électrique et la GTL (gaine technique de logement). En effet, notre tableau était encore celui de nos débuts, sur lequel nous ajoutions de nouveaux circuits au fur et à mesure des avancées : il n'était donc plus assez grand et avait reçu un coup de mini-pelle lors du terrassement intérieur (par mes soins). J'avais réalisé notre première GTL en contreplaquée, mais nous l'avons remplacée par une GTL en PVC de chez Legrand afin de s'adapter au nouveau tableau. Ses dimensions intérieures minuscules m'ont d'abord fait peur, mais elles m'ont obligé à placer les fils de manière très propre.

Etant donné que je travaillais en ayant coupé le courant, j'étais éclairé grâce à une rallonge branchée chez nos chers voisins. Peu de photos donc, mais une fois la GTL installée et les fils passés, ça donnait à peu près ça :

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

J'ai terminé en fin de journée, pas mécontent de sortir des 9 m2 du cellier !

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd
085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

Pour information, notre architecte nous a conseillé d'utiliser des tableaux divisionnaires (un dans la chambre d'hôte, un autre à l'étage) afin d'économiser en fils et gaines à passer. L'idée, c'est de faire passer une grosse section depuis le tableau principal (ci-dessus), pour alimenter un sous-tableau, duquel partent les circuits d'une partie de la grange. Ca s'est avéré très pratique, et je le recommande fortement, pour les très grands espaces.

Enfin, avant l'arrivée des jours les plus froids, nous avons isolé le plafond du garage. Nous avions fait une belle affaire en rachetant une fin de chantier chez un particulier, et avions donc rapatrié 25 sacs de 25kg de ouate de cellulose en vrac. De quoi répandre une épaisseur de 20 cm sur la totalité de la surface.

Lorsqu'on ouvre un sac, on se retrouve avec un bloc de ouate très compactée, agréable à manipuler pour peu que l'on porte un masque anti-poussière, mais qu'il va falloir aérer, décompacter. Deux options donc : louer une cardeuse insuffleuse et avoir la garantie d'une densité constante et d'un travail rapide, ou malaxer la ouate dans une poubelle et l'épandre à la main. Nous avons opté pour la seconde solution :

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd
085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd
085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

Nous avons utilisé un malaxeur de chez Bricodépôt pour nos 3 premiers sacs. A 5€ pièce, on en a pour son argent. Il s'est complétement plié et nous avons dû cesser le travail jusqu'à l'achat d'un modèle adapté, à 35€... Voyez la différence de qualité :

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

Avec le gros modèle, ça se décompactait beaucoup mieux, et ça vibrait beaucoup moins. Acheter de bons outils, il n'y a que ça de vrai ! Après quelques heures de travail, en plusieurs fois, nous avons atteint notre objectif : une couche de 20 cm de ouate sur toute la surface du garage. De quoi isoler cette pièce non chauffée du reste de la grange :

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd
085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

Malgré tout, nous avons eu quelques jours relativement froids (environ 4°C le matin, 10°C l'après-midi) et le bilan chauffage est très mitigé : le plancher chauffant monte bien en température, et les pièces comportant des plafonds inférieurs à 3,50m sont très agréables à vivre. Mais l'énorme volume de l'espace séjour ne bénéficie pas du même ressenti : la chaleur douce est balayée par des courants froids venant d'en haut. Je rappelle que le plancher chauffant du salon n'est pas installé, et que l'étage n'est pas chauffé. Nos espoirs sont donc d'avoir une nette amélioration lorsque la totalité de la grange sera chauffée, et lorsque les multiples jours qui subsistent sur les combles inachevés seront bouchés. Si tout cela ne résout pas nos problèmes de ressenti, nous investirons peut-être dans un poêle à granulés, en guise d'appoint...

Les prochains chantiers sont la suite du démontage du muret (à la pelleteuse j'espère), et le début des finitions placo à l'étage (encadrements de Velux et joints des panneaux de toiture).

Un grand merci à nos visiteurs pour les nombreux messages de soutien, et les éloges concernant notre travail.

A suivre...

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Rédigé par BG & Mélanie

Publié dans #Isolation