Publié le 5 Janvier 2015

Bonjour à tous,

Fin de deux semaines de congés, professionnels, mais de deux semaines de travaux, presque intensives. Depuis le précédent article, un heureux événement est arrivé : la famille s'est agrandie, provisoirement, d'une mini-pelle qu'Antoine et Céline, autoconstructeurs et amis (https://www.facebook.com/paysanduweb) nous louent ! Et comme nous en avions grandement besoin, nous nous sommes empressés de l'utiliser.

Tout d'abord, nous avons passé une petite heure à dessoucher à 4 ou 5 endroits, puis nous avons littéralement démantelé le potager, afin de l'améliorer, de le refaire différemment :

086 - Je mure, tu mures, nous murons...
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Nous avons aussi enlevé un pommier malade qui gênait pour le futur agrandissement de notre parking :

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Après ces quelques bricoles, que l'on croyait nécessaires pour reprendre la main sur la conduite de la mini-pelle (alors que c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas), nous avons fini de démonter la première partie du muret. Grâce au laser d'Antoine et Céline, encore eux, nous avons pu prendre nos niveaux et creuser les fondations du nouveau mur :

086 - Je mure, tu mures, nous murons...
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Comme on peut le voir sur la seconde photo, nous avons terminé de creuser en arrivant sur le sol dur (après avoir enlevé la couche de terre végétale), sur 50 cm de large et sur tout la longueur du mur.

Puis nous avons déroulé un géotextile pour limiter la pénétration de la terre dans le muret et assurer sa pérennité, et nous avons commencé à le bâtir. Par souci de reproduction des techniques d'antan, nous montons le mur sans aucun mortier, ni de ciment, ni de chaux, ni de terre. Chaque pierre est calée sur toutes ses faces de joint afin d'assurer une bonne cohésion dans le mur, et une bonne assise pour chaque pierre de l'étage supérieur. Cela rend l'opération extrêmement longue, mais je l'avoue, passionnante (pour moi en tout cas). Au bout de presque 2 jours complets de travail, voici ce que nous avions fait :

086 - Je mure, tu mures, nous murons...
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En réalité, nous avons très vite dû envisager la construction d'un escalier 3-4 marches, lui aussi réalisé entièrement en pierre sèche et donc sans aucun mortier. Chantier encore plus chronophage, puisqu'il a fallu trouver de jolies pierres, et les caler parfaitement de niveau.

Par la suite, j'ai continué seul, Mélanie n'ayant pas le même enthousiasme que moi pour ce chantier, jusqu'au renfort d'Antoine, avec qui j'ai avancé plus vite :

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On a bossé jusqu'à la tombée de la nuit, mais la nature nous a récompensés :

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Juste avant de réveillonner, c'est Tibo qui est venu m'assister dans ce dur labeur. Là encore, on a été efficaces et on s'est vus avancer :

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Un grand merci à ces potes, qui ont laissé une part d'eux dans le mur. J'ai encore continué un peu seul début janvier, et avant de reprendre le boulot, voilà l'état d'avancement du muret :

086 - Je mure, tu mures, nous murons...
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Environ 5 mètres des 16 que compte le premier muret ont été construits. Et encore, il manque le couronnement qui sera réalisé à la fin... Pour connaître toutes les techniques de la pierre sèche, je me suis procuré l'excellent ouvrage de Louis Cagin et Laetitia Nicolas "Construire en pierre sèche", aux éditions Eyrolles, véritable mine d'or pour ce genre d'ouvrage. Je le conseille fortement pour son aspect à la fois théorique, mais aussi pratique, et ses nombreuses photos :

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Autre chantier en cours : la pose d'une citerne de récupération des eaux de pluie. Une promotion dans une grande surface de bricolage nous a poussés à franchir le pas. Nous avons acheté une cuve polyéthylène de 3500 litres et nous devons à présent l'enterrer sur la terrasse :

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Hier, à la veille de la reprise du boulot, nous avons donc commencé à creuser le trou nécessaire à cet enfouissement : 1,50m x 3,20m, sur 2m de profondeur. Pour ceux qui nous suivent depuis un moment, je ne rappelle donc pas que le terrain est argileux et rocailleux... Même si le trou n'est pas fini (il manque environ 30cm de profondeur), nous avons malgré tout bien avancé, sans trop de peine...

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... jusqu'à tomber sur un os, ou plutôt une grosse roche qui ne bouge absolument pas. Solution envisagée, aller la casser au perforateur ou au marteau-piqueur. Mais cela reste à faire :

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Voilà les dernières avancées. Un peu sous pression car :

- la mini-pelle ne restera pas ad vitam aeternam à Gabillou, et nous avons encore beaucoup à faire

- la météo n'est pas des plus clémentes en hiver

- nous avons repris notre activité professionnelle

- nous arrivons à court de bois, il va donc falloir couper l'imminente livraison

On s'accroche, on bosse le soir en rentrant, on avance ! Doucement, mais sûrement...

A suivre...

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Rédigé par BG & Mélanie

Publié le 9 Novembre 2014

Bonjour à tous,

Trois chantiers ont été entrepris depuis le dernier article :

- la déconstruction du muret en pierres de la terrasse

- le remplacement du tableau électrique et de la GTL

- l'isolation du plafond du garage à la ouate de cellulose

Tout d'abord donc, nous avons profité d'un coup de main de Christian pour attaquer une lourde tâche : le démontage, pierre par pierre, du muret extérieur, en pierre sèche. Effondré, affaissé à beaucoup d'endroits, il méritait d'être reconstruit. De plus, nous souhaitions le rebâtir perpendiculairement à la grange, car il ne l'était pas.

Nous avons donc enfilé d'épais gants, et entamé la démolition :

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd
085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

Bien sûr, en vue de sa future reconstruction, nous avons pris soin de trier les pierres retirées, en fonction de leur taille. Le muret, construit sans mortier, est donc constitué de grosses pierres, et de plus petites qui servent à caler ou à remplir les espaces vides. Plusieurs tas ont donc été créés afin de faciliter le prochain chantier.

En un peu moins de 2 heures, ce sont environ 3 mètres qui étaient démontés :

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

Un grand merci à Christian pour l'élan qu'il nous a donné. En effet, nous avons continué, Mélanie surtout, pour arriver presque au début de la seconde partie :

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

Voilà l'avancement à la date de l'article :

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd
085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

On pourrait continuer, à la main, sur l'autre partie, mais nous allons peut-être avoir un coup de pouce mécanique : des amis autoconstructeurs ont investi dans une mini-pelle qu'ils nous loueront peut-être. Cela accélérerait et faciliterait sans conteste cette rude épreuve. J'espère sincèrement que cela se fera (alors Antoine & Céline, si vous lisez ceci !!!)...

Histoire de varier les plaisirs, j'ai consacré une journée (complète, sans voir la lumière du jour) à remplacer notre tableau électrique et la GTL (gaine technique de logement). En effet, notre tableau était encore celui de nos débuts, sur lequel nous ajoutions de nouveaux circuits au fur et à mesure des avancées : il n'était donc plus assez grand et avait reçu un coup de mini-pelle lors du terrassement intérieur (par mes soins). J'avais réalisé notre première GTL en contreplaquée, mais nous l'avons remplacée par une GTL en PVC de chez Legrand afin de s'adapter au nouveau tableau. Ses dimensions intérieures minuscules m'ont d'abord fait peur, mais elles m'ont obligé à placer les fils de manière très propre.

Etant donné que je travaillais en ayant coupé le courant, j'étais éclairé grâce à une rallonge branchée chez nos chers voisins. Peu de photos donc, mais une fois la GTL installée et les fils passés, ça donnait à peu près ça :

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

J'ai terminé en fin de journée, pas mécontent de sortir des 9 m2 du cellier !

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd
085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

Pour information, notre architecte nous a conseillé d'utiliser des tableaux divisionnaires (un dans la chambre d'hôte, un autre à l'étage) afin d'économiser en fils et gaines à passer. L'idée, c'est de faire passer une grosse section depuis le tableau principal (ci-dessus), pour alimenter un sous-tableau, duquel partent les circuits d'une partie de la grange. Ca s'est avéré très pratique, et je le recommande fortement, pour les très grands espaces.

Enfin, avant l'arrivée des jours les plus froids, nous avons isolé le plafond du garage. Nous avions fait une belle affaire en rachetant une fin de chantier chez un particulier, et avions donc rapatrié 25 sacs de 25kg de ouate de cellulose en vrac. De quoi répandre une épaisseur de 20 cm sur la totalité de la surface.

Lorsqu'on ouvre un sac, on se retrouve avec un bloc de ouate très compactée, agréable à manipuler pour peu que l'on porte un masque anti-poussière, mais qu'il va falloir aérer, décompacter. Deux options donc : louer une cardeuse insuffleuse et avoir la garantie d'une densité constante et d'un travail rapide, ou malaxer la ouate dans une poubelle et l'épandre à la main. Nous avons opté pour la seconde solution :

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd
085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd
085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

Nous avons utilisé un malaxeur de chez Bricodépôt pour nos 3 premiers sacs. A 5€ pièce, on en a pour son argent. Il s'est complétement plié et nous avons dû cesser le travail jusqu'à l'achat d'un modèle adapté, à 35€... Voyez la différence de qualité :

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

Avec le gros modèle, ça se décompactait beaucoup mieux, et ça vibrait beaucoup moins. Acheter de bons outils, il n'y a que ça de vrai ! Après quelques heures de travail, en plusieurs fois, nous avons atteint notre objectif : une couche de 20 cm de ouate sur toute la surface du garage. De quoi isoler cette pièce non chauffée du reste de la grange :

085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd
085 - Isolation, du très léger - Déconstruction, du très lourd

Malgré tout, nous avons eu quelques jours relativement froids (environ 4°C le matin, 10°C l'après-midi) et le bilan chauffage est très mitigé : le plancher chauffant monte bien en température, et les pièces comportant des plafonds inférieurs à 3,50m sont très agréables à vivre. Mais l'énorme volume de l'espace séjour ne bénéficie pas du même ressenti : la chaleur douce est balayée par des courants froids venant d'en haut. Je rappelle que le plancher chauffant du salon n'est pas installé, et que l'étage n'est pas chauffé. Nos espoirs sont donc d'avoir une nette amélioration lorsque la totalité de la grange sera chauffée, et lorsque les multiples jours qui subsistent sur les combles inachevés seront bouchés. Si tout cela ne résout pas nos problèmes de ressenti, nous investirons peut-être dans un poêle à granulés, en guise d'appoint...

Les prochains chantiers sont la suite du démontage du muret (à la pelleteuse j'espère), et le début des finitions placo à l'étage (encadrements de Velux et joints des panneaux de toiture).

Un grand merci à nos visiteurs pour les nombreux messages de soutien, et les éloges concernant notre travail.

A suivre...

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Publié le 16 Septembre 2014

Bonjour à tous,

Quelques nouvelles des derniers chantiers terminés. Nous nous sommes finalement décidés à créer l'escalier du salon, à finir la structure principale du garage et à poser le reste de plafond de cette pièce.

L'escalier donc, tout d'abord. 3 jours de boulot. De l'intensif. Toujours des contremarches inclinées de 10°.

Au début, beaucoup de calculs, de tracés sur le mur montant, des maths, de la trigonométrie, du compas et finalement le tracé puis la découpe des crémaillères :

084 - Escalier du salon, plafond du garage

D'abord un petit test sur place avant découpe intégrale :

084 - Escalier du salon, plafond du garage

Puis découpe avec la scie circulaire, et même chose sur l'autre crémaillère. Deuxième phase de test, prise de niveau en place :

084 - Escalier du salon, plafond du garage

Ensuite, j'ai tout déposé, et j'ai assemblé les crémaillères avec des renforts latéraux :

084 - Escalier du salon, plafond du garage

Et cet assemblage a été mis en place et fixé sur les sols et dans les murs, pour plus de rigidité :

084 - Escalier du salon, plafond du garage

Tout ce boulot a pris au final une journée environ. Il a fallu ensuite découper chaque marche et chaque contremarche, avec un angle de 10° sur la longueur et un angle droit sur les largeurs. J'ai fait énormément d'aller-retour entre les crémaillères et l'établi placé dehors. Cela a permis d'adapter sur mesure chaque pièce découpée pour un assemblage parfait. Après encore une journée complète, toutes les découpes étaient réalisées et j'ai procédé à un montage à blanc :

084 - Escalier du salon, plafond du garage

Le troisième jour a été le plus pénible, puisque nous avons fixé chaque marche et contremarche par dessous (pour que ça soit invisible) à l'aide de tasseaux permettant de visser dans la marche et dans la crémaillère. Des vis liant marches et contremarches ont été placées et en fin de journée, l'escalier était utilisable. Mélanie a ensuite rebouché avec de la pâte à bois les rares interstices récalcitrants puis elle a poncé au grain 80 puis au 120 et appliqué 3 couches de notre vitrificateur invisible. Voici donc le produit fini :

084 - Escalier du salon, plafond du garage
084 - Escalier du salon, plafond du garage
084 - Escalier du salon, plafond du garage

Quelques précisions : la dernière marche n'est pas encore fixée, nous attendons d'avoir la hauteur du sol final du salon pour la relever légèrement ou la raboter. Côté mur en pierre, nous avons décidé de laisser un écart de quelques millimètres afin d'obtenir un rendu bien droit, et éventuellement d'incruster des LED par la suite. Pour nous, ça fait plus propre que d'essayer de reproduire la forme des pierres dans le bois.

Deuxième chantier, et non des moindres puisque nous devions le terminer depuis plusieurs mois (années ?) : la fin de la structure principale et par la suite la fin du plafond du garage.

En fait, il restait à placer quelques solives en I en réalisant un chevêtre pour la baignoire. Nous souhaitons en effet disposer d'une baignoire encastrée dans le sol de l'étage, façon bassin. Il a donc fallu créer un emplacement entre les solives, et les renforcer par de l'OSB. Occasion pour moi de jouer à nouveau au charpentier :

084 - Escalier du salon, plafond du garage
084 - Escalier du salon, plafond du garage

Sur la deuxième photo, on aperçoit un renfort transversal, des sabots SIMPSON et de l'OSB pour remplir l'âme des solives en I.

Par la suite, une fois les solives fixées, j'ai créé une structure capable (selon moi) de soutenir une baignoire remplie d'eau ainsi qu'un ou deux occupants :

084 - Escalier du salon, plafond du garage

Et comme cela dépassait du bas des solives, nous avons installé des rails pour descendre le plafond :

084 - Escalier du salon, plafond du garage

Et pour terminer, nous avons ressorti le lève-plaques, afin de monter les quelques pièces de placo pour les fixer sur les rails. Pas spécialement difficile, ni trop long, on se voyait bien avancer :

084 - Escalier du salon, plafond du garage
084 - Escalier du salon, plafond du garage
084 - Escalier du salon, plafond du garage

Oui chez nous, les vélos roulent sur les murs ! La fin a été beaucoup plus chronophage, puisque nous avons dû adapter des morceaux étroits de placo entre les murs en pierre et le Kerto. Ici, lève-plaque impossible, alors tout a été monté à la main, avec quelques acrobaties...

084 - Escalier du salon, plafond du garage

Cela dit, c'est une bonne chose de faite ! Il nous reste à combler les trous entre le placo et les murs en pierre avec de la mousse polyuréthane, et nous pourrons épandre de la ouate de cellulose en vrac, par le dessus, pour enfin isoler le garage du reste de la maison, la cloison possédant déjà de la laine de bois. Ca sera donc fait avant l'hiver, on n'est pas mal !

Prochains chantiers :

- remplacement du tableau électrique par un modèle à 3 rangées, et câblage "propre" des différents circuits

- schématisation de l'installation électrique de l'étage pour passage des gaines dans les solives avant de poser le platelage en OSB

- début de la terrasse ?

La fin du salon a été remise a "un peu" plus tard, pour des raisons financières.

A suivre...

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