Publié le 21 Décembre 2016

Bonjour à tous,

 

Article un peu particulier aujourd'hui, qui m'a demandé plusieurs heures d'écriture.

Le 21 décembre 2006, soit il y a exactement 10 ans, nous signions chez le notaire pour l'acquisition de notre grange de Gabillou. Actuellement sur la fin des travaux, nous avons assez de recul pour établir un premier bilan de la rénovation.

Beaucoup de sujets seront traités ci-dessous, de quoi répondre aux interrogations de nos, toujours plus nombreux, visiteurs :

- A qui s'adresse un projet comme celui-ci ?
- Rénover une grange, combien ça coûte ?
- Quels sont les risques ?
- Est-ce impossible lorsqu'on n'a pas d'expérience  ?
- Par où commencer ?
- Quels sont les pièges à éviter ?

Voici une liste non exhaustive des questions auxquelles nous allons essayer d'apporter des éléments de réponse.

 

Cet article étant particulièrement long, vous pouvez accéder directement aux parties qui vous intéressent en cliquant sur les titres :

1. L'auto-rénovation d'une grange, ça s'adresse à qui ?

  • Les pré-requis
  • Les concessions
  • Vivre en mobilhome
  • Le budget nécessaire
     

2. Les risques

  • Moral et couple
  • Finances
  • Physique


3. Conseils pour se lancer et bien démarrer

  • Trouver le projet idéal
  • Architecte et anticipations
  • Prévoir un délai : impossible
  • S'équiper de matériel : le minimum requis
  • Faire appel à des artisans
     

4. Conclusion : pourquoi rénover ?

098 - Anniversaire : les 10 ans du projet !!! Bilan d'une décennie de travaux...

 

 

1. L'auto-rénovation d'une grange, ça s'adresse à qui ?

Il ne semble pas exister de profil type d'auto-rénovateur ou d'auto-constructeur. En 10 ans, nous avons multiplié les rencontres, créé de nombreux liens autour de la rénovation et force est de constater que nous venons tous d'horizons différents !

 

  • Les pré-requis
098 - Anniversaire : les 10 ans du projet !!! Bilan d'une décennie de travaux...

Avant de démarrer le projet "Grange de Gabillou", nous n'étions pas spécialement bricoleurs. Je n'irai pas jusqu'à dire que nous n'avions jamais planté un clou, mais malgré l'usage occasionnel de la scie sauteuse ou de la perceuse, nous n'avions quasiment aucune connaissance de ce vaste domaine. Nous ne sommes pas du métier : Mélanie est devenue infirmière et moi-même professeur des écoles. Personne dans notre cercle de connaissance, regroupant la famille et les amis, ne travaille dans le bâtiment. Nous nous sommes lancés en bons autodidactes, prêts à apprendre sur le terrain !

Vous l'aurez-donc compris, je ne crois pas qu'un projet, même de grande envergure, ne s'adresse qu'à des personnes averties. Cela dit, le novice devra tout apprendre. Un goût prononcé pour la curiosité, la recherche, l'écoute et l'apprentissage me paraît indispensable. Avec beaucoup de bonne volonté, de la patience et surtout de la persévérance, nous venons de nous prouver que rénover une grange ne nous était pas impossible.

 

  • Faire des concessions
098 - Anniversaire : les 10 ans du projet !!! Bilan d'une décennie de travaux...

Il est clair que se lancer dans un projet d'une telle ampleur, c'est en prendre pour 10 ans... Il va falloir faire des concessions, des sacrifices parfois. Cela dépend bien entendu de l'état de départ, et surtout des finances et du recours aux artisans. J'imagine que pour les gens qui ne signeront que des chèques à des professionnels pour rénover un bien de A à Z, les concessions seront moindres. 

En fonction du budget disponible, pour lequel généralement chaque €uro est compté, il faut je crois investir dans une voiture solide et durable, plutôt que dans un coup de coeur qui vous lâchera durant les travaux; peut-être aussi limiter les vacances, les dépenses de loisirs, la qualité de l'alimentation parfois. Cela peut être difficile à la longue : la majorité de votre temps sera désormais consacré à des travaux, et pas toujours les plus marrants... Effectuer une tranchée sous la pluie, casser des pierres durant des journées complètes, porter des matériaux lourds sur un échafaudage instable, plutôt que de traînasser devant la télé, il va falloir choisir, et ce choix va s'imposer à vous car le projet n'avancera pas tout seul ! En fait, faire des travaux à longueur de temps n'est pas une partie de plaisir au quotidien.

De notre côté, nous avons acheté en Dordogne sans y habiter. Après avoir trouvé un emploi sur deux, nous avons emménagé dans un appartement en location, à 30 km de la grange. Eh bien, croyez-le ou non : nous n'allions pas souvent faire des bricoles sur le chantier. Rien que le fait d'avoir 30 minutes de route, de devoir prévoir tous les outils nécessaires, le pique-nique, de ne pas avoir sur place l'eau et l'électricité, nous a contraints à laisser passer une année sans avancer sur le projet. En plus, il fallait cumuler le loyer de l'appartement et le remboursement du prêt de la grange, ce qui est vite devenu impossible. Toutes ces raisons nous ont fait prendre une décision radicale. Il fallait abandonner notre petit confort pour quelque temps, et habiter sur place de manière plus précaire...

 

  • Vivre en mobilhome
098 - Anniversaire : les 10 ans du projet !!! Bilan d'une décennie de travaux...

Notre prévisionnelle unique année en mobilhome a finalement été multipliée par 4, soit une occupation de novembre 2009 à septembre 2013. Quatre années en mobilhome qui nous permettent à présent d'établir un bilan de cette expérience.

"Moi, j'pourrais pas !", "Je n'sais pas comment vous faites !", "Vous n'en avez pas marre ?", "Vous êtes dingues !", "Il y a longtemps que j'aurais pété les plombs !", ... telles sont les remarques les plus courantes quant à notre mode de vie passé. Je souhaite donc quelque peu démystifier cette mésaventure, et la dédiaboliser au regard de tous. Puis je donnerai quelques conseils nécessaires à ceux qui franchiront le pas. Enfin, je soulignerai les avantages non négligeables qui font qu'on ne regrette rien.

27m2. 7m30 x 3m70. 4 pièces. 4 murs. 1 toit. C'est dans cette grande boîte à sardines que nous avons cohabité durant un peu moins de 4 ans. Et nous ne nous en sommes pas plaints. Peut-être parce que nous savions que c'était provisoire. Nous avions la perspective de déménager dans presque 10 fois plus grand, une fois le projet rénovation terminé. Même si nous avons occupé des espaces plus grands avant d'atterrir dans la région, la vie en mobilhome n'est finalement pas si épouvantable qu'elle le laisse croire. Je dirais même que, comparativement à nos précédents appartements, tous plus spatieux, le mobilhome a été de loin le plus fonctionnel de nos logements.
Imaginez plutôt : un T4 de 27m2 ! 2 chambres, 1 salle de bain, 1 salon-séjour. Chaque recoin est sujet à rangement, il y en a partout, intégrés dans la conception du mobilhome. Nous avons décidé de transformer une chambre en bureau, et y avons placé une grande étagère. Dans la salle de bain, une étagère a été ajoutée, tout comme dans le salon-séjour. Enfin, la chambre a été agrémentée d'une commode. Alors oui, tout est plein, presque surchargé, et le désordre s'installe vite, très vite, trop vite. Il faut sans cesse repenser à l'utilité relative d'un objet. N'oublions pas que nous avions un garage de 160m2 au sol, à deux pas du mobilhome ! Ce qui ne servait que très peu y était alors entreposé. Et même avec cela, le mobilhome donnait une impression de surcharge permanente. Je crois néanmoins que deux adultes peuvent y cohabiter sans trop de dégâts. Je n'aurais sans doute pas tenté l'expérience avec des enfants, dans la même surface. Question place, il y a des avantages et des inconvénients : nous ne pouvions inviter beaucoup de gens à la fois, la moindre élaboration culinaire prenait des allures de chantier titanesque, tout était vite sale (surtout avec 2 chats...), la cohabitation du couple fut mise à rude épreuve par la proximité imposée. Cependant, le ménage était très vite fait, il n'y avait pas de grands déplacements à faire pour trouver quelque chose et le côté exigu rendait l'endroit presque chaleureux.

Les saisons les plus agréables sont sans conteste le printemps et l'automne. En effet, l'épaisseur inouie des parois (environ 6 cm) et la belle isolation en polystyrène permettent d'avoir quasiment la même température qu'à l'extérieur. Il fait donc assez doux à l'intérieur, lorsque nous avons entre 15 et 20°C dehors. Mais en hiver, la température intérieure avoisine les 5-10°C et en été elle frôle les 40°C. Par magie, l'unique convecteur électrique permet de faire monter la température entre 10 et 15°C en hiver ! Il est donc indispensable d'avoir un deuxième radiateur mobile, et nous pouvons atteindre jusqu'à 25°C. Cela dit, l'isolation est telle qu'une coupure d'électricité de dix minutes suffit à faire redescendre la température de 10 à 15°C... Beaucoup de déperditions donc, mais nous en étions conscients avant d'emménager. Vous ne ferez pas d'économies de chauffage dans ce type de logement. En été, le mobihome se transforme en four et il est difficile d'y rester plus de 30 minutes, sans suffoquer. Mais nous vivons alors surtout dehors la journée. Côté lumière, le mobilhome est pourvu de nombreuses fenêtres et, outre les vues sur l'extérieur, nous profitons pleinement de la clarté de la journée.
Le chauffe-eau et la table de cuisson sont alimentés par des bouteilles de gaz, avec lesquelles nous tenons environ 2 mois. Le chauffe-eau est de type "production instantanée" et permet d'avoir une eau chaude constante, sans réserve. C'est tout à fait confortable. Le tableau électrique permet d'alimenter jusqu'à 3000W environ. Au-delà, ça disjoncte et il faut réamorcer. Inutile donc d'espérer mettre le radiateur 2000W à fond, et passer l'aspirateur simultanément. Tout se calcule en fonction des puissances, mais on s'habitue vite.

Le plus gros inconvénient du mobilhome reste l'alimentation en eau courante. Nous avons sous-estimé l'importance de ce point et le regrettions chaque hiver. En effet, nous avons raccordé le mobilhome à un robinet extérieur de la grange, par un long tuyau en PE, à même le sol. ERREUR ! Lorsque les températures descendaient en-dessous de -4°C la nuit, nous nous réveillions le matin sans eau, le tout ayant gelé. Il nous est même arrivé de rester 1 semaine continue dans des températures négatives et donc coupés de ce luxe d'avoir de l'eau au robinet. Vous en croirez ce que vous voulez, mais cela fait relativiser beaucoup de choses. Imaginez-nous le soir, rentrant du travail, dans l'obscurité, et essayant de dégeler les 20 mètres de tuyau extérieur avec un sèche-cheveux... Après une heure de labeur environ, nous avions parfois l'immense satisfaction d'apercevoir des gouttes au robinet, puis progressivement un jet de plus en plus normal. Nous aurions dû enterrer ce tuyau mais nous avions à l'époque jugé cette étape comme inutile... Forts de cette expérience, lorsque la météo annonçait des froids intenses, nous prenions notre douche du soir, puis sortions dans le froid pour purger l'installation et éviter que de l'eau ne stagne dans les tuyaux. Le lendemain, il suffisait de rebrancher le tout et ça repartait instantanément ! Ca n'est finalement pas si difficile, il faut s'adapter. 

Alors, avec tous ces désagréments, est-ce qu'on conseillerait l'acquisition d'un mobilhome pendant un chantier de rénovation ? Sans hésitation oui, et ce, pour plusieurs raisons. La première est la proximité immédiate des travaux. Une bricole à faire, un peu de temps libre ? Pas besoin de prendre la voiture, rien à préparer. Vous êtes instantanément opérationnel, et vous vous arrêtez quand vous voulez. Une douche chaude n'est qu'à quelques mètres.
Le côté camping forcé donne également une motivation supplémentaire pour avancer. Envie de plus de confort, de plus d'espace ? Pas de problème, il suffit d'aller bosser dans la grange. Plus vite fait, plus vite nous serons dedans !
Pour finir, financièrement, c'est quasiment imbattable : acheté 5400€ livré, vendu 3000€ hors livraison. L'expérience nous aura donc coûté 2400€, à répartir sur 4 ans, soit 50€ par mois. Loyer imbattable, vous en conviendrez !

Alors, qui est convaincu ? Sûrement nos lecteurs les moins fortunés...

 

  • Le budget nécessaire
098 - Anniversaire : les 10 ans du projet !!! Bilan d'une décennie de travaux...

Le sujet qui fâche, qui fait peur, qui détermine la possibilité de réaliser ou non un projet. Le budget : trop souvent sous-estimé par les auto-rénovateurs. Nous avons régulièrement des messages d'internautes nous demandant s'il est possible de réaliser une rénovation similaire à la nôtre avec un budget de 20.000 ou 40.000€. Notre réponse est malheureusement toujours la même, mais elle est plus réaliste que pessimiste : c'est NON !

La rénovation coûte cher, la transformation d'une grange en maison d'habitation très cher. Le budget nécessaire dépend de nombreux facteurs : réalisation de travaux par les propriétaires, état du bâtiment existant (toiture et murs surtout), viabilisation du terrain (eau, électricité, assainissement...), surface à aménager, choix des matériaux... L'enveloppe globale peut facilement aller du simple au triple (voire plus) selon ces critères.

Il me paraît indispensable de débuter un projet d'auto-rénovation en ayant parfaitement conscience des coûts engendrés. Devoir stopper les travaux par manque de finances, ou pire, être contraint de vendre un bien non achevé serait assez catastrophique. C'est néanmoins une épée de Damoclès qui est au-dessus de la tête de tout rénovateur. Nous sommes bien placés pour en témoigner : la rénovation a coûté bien plus cher que ce que nous avions imaginé au départ. Nous nous approchons cependant des estimations de nos architectes.

En toute transparence, voici le budget de la grange de Gabillou. Attention, il n'est le reflet que de NOTRE rénovation, avec NOS critères, NOS choix et NOTRE implication dans les travaux !

- achat de la grange : 95.000€

- architectes : 7.700€
- assainissement : 7.000€
- carrelage : 4.700€
- chaudière : 20.500€
- chemins d'accès : 3.800€
- cuisine : 6.000€
- dalles béton : 5.000€
- raccordement au réseau d'eau : 2.500€
- raccordement au réseau EDF : 1.000€
- électricité : 2.200€
- escaliers : 650€
- menuiseries (fenêtres et portes principales) : 14.400€
- permis de construire : 1.200€
- isolation intérieure (hors toiture) : 1.000€
- maçonnerie : 19.600€
- menuiseries intérieures (portes) : 800€
- outillage : 2.000€
- planchers chauffants : 7.900€
- plomberie et sanitaires : 3.000€
- rejointoyage : 1.000€
- structures intérieures : 15.500€
- terrassement : 650€
- toiture : 59.000€
- traitement de la charpente : 2.500€

TOTAL des travaux : 189.600€

En conclusion, un montant énorme, malgré une grande majorité des travaux effectués par nos soins... Il manque encore quelques bricoles oubliées et l'étage n'est pas fini : je pense que nous atteindrons facilement les 200.000€ de travaux une fois la grange totalement aménagée. Ajoutons à cela le prix de la grange et nous arrivons à 300.000€ de dépenses pour cette maison. Peu probable que nous récupérions cette somme si nous revendions... Mais pour une habitation de 280m2 avec toute l'originalité que vous lui connaissez, il faut peut-être relativiser un peu cette somme. En tout cas, une fois encore, ne négligez pas l'aspect financier. On peut être pleinement motivés, mais l'argent disponible reste incontournable...

 

 

2. Les risques

Rénover, seul ou à plusieurs, n'est pas sans danger... Une multitude de risques gravitent autour de l'auto-rénovateur. Petit tour du côté obscur de la grange...

 

  • Moral et couple
098 - Anniversaire : les 10 ans du projet !!! Bilan d'une décennie de travaux...

Si l'espoir de créer un petit cocon familial est immense dès le début du projet, il est néanmoins possible que le long fleuve tranquille tourne au cauchemar après quelques mois ou années. En effet, après l'effervescence de l'achat, des plans, des premiers travaux, le plus difficile est de tenir des années. Souvent restreints financièrement, la seule activité du couple devient le bricolage, la tête dans le guidon, pour arriver le plus rapidement possible à l'objectif. Et le moral en prend un coup. Plusieurs fois, nous nous sommes interrogés sur la suite : continuer ou arrêter ? persévérer ou laisser place au découragement ? De bonnes périodes de pause et l'absence de contrainte temporelle nous ont permis de nous ménager. Nous le conseillons vivement : sans cela, la rénovation tourne vite à l'obsession et le plaisir de travailler se transforme peu à peu en corvée quotidienne. Rien de tel que de se ménager des temps de repos pour mieux rattaquer ensuite !

Et la vie de couple dans tout ça ? Pas facile non plus ! Les disputes, de fatigue généralement, sont fréquentes sur le chantier. Il faut savoir prendre du recul par rapport à ces clivages hasardeux. La rénovation, c'est un véritable combat à mener en équipe : on se re-motive mutuellement, on a de la satisfaction ensemble. C'est une chouette expérience de vie. Même si nous avons failli nous séparer durant la rénovation, je crois maintenant que cette décennie de travaux n'a fait que renforcer notre couple et notre complicité. Mais nous connaissons aussi des couples qui n'ont pas tenu à cause d'un projet comme celui-ci. Prudence donc, vous êtes prévenus...

 

  • Finances
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Autre risque à prendre en compte : le risque financier. Comme démontré précédemment, rénover coûte cher, très cher. Sauf cas exceptionnel, il me semble que la majorité des auto-rénovateurs s'endettent sur plusieurs années. Il convient donc d'observer la plus grande prudence concernant les finances. Planifier les coûts avant de signer, tenir les comptes, s'en tenir au budget fixé par pôle, éviter les écarts. Si l'enveloppe prévisionnelle est dépensée prématurément, il y a risque de ne pas pouvoir finir le projet. Sympa d'avoir investi dans une belle grange hors d'air, hors d'eau, mais totalement vide ! Avec un budget maximal atteint, il ne vous reste plus qu'à vendre en l'état (et perdre à coup sûr de l'argent...) ou habiter les lieux en mode camping, ce qui était sûrement loin de ce que vous aviez prévu.

La règle d'or est donc de planifier et d'anticiper, sans oublier les 20% de marge pour tout imprévu qui arrivera de toute façon tôt ou tard : une mauvaise surprise, un chantier à ajouter ou la voiture familiale qui lâche : mieux vaut avoir quelques réserves...

 

  • Physique
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Un bon auto-rénovateur étant un auto-rénovateur qui arrive au bout entier, il ne faut pas négliger les précautions lorsqu'on bricole pour soi. J'imagine bien que ces quelques mots font un peu "donneur de leçon", mais par expérience, je ne saurais que conseiller de faire attention à soi en permanence. Nous les premiers, nous avons fait des erreurs, ou plutôt avons été négligents par gain de temps ou d'argent. Heureusement, il ne nous est rien arrivé de dramatique.

La première recommandation concerne les charges lourdes à répétition : eh oui, à vouloir porter seul, n'importe comment, en quelques mois, on se massacre le dos... Après, on le traîne tout le reste du chantier ! Lors les premiers avertissements du corps, on s'est équipés de ceintures de force et on a réfléchi avant de porter...
Les accessoires de sécurité ne sont pas non plus de la pure décoration. Combien de photos transitent sur la toile d'auto-rénovateurs qui jouent au jeu des 7 erreurs avec l'équipement inapproprié ! Par exemple, pour utiliser la meuleuse, j'ai déjà vu un tenue plutôt minimaliste : baskets fines, tee-shirt, pas de gants, pas de lunettes, pas de casque anti-bruit... C'est un peu jouer avec le feu, à mon sens. Ou se croire invincible. Pour ma part, je ne possédais que de vulgaires bouchons anti-bruit enfilés à la hâte. En quelques semaines de carrelage (coupe à la meuleuse), j'ai perdu 50% d'audition sur l'oreille gauche ! Maintenant j'ai un beau casque 3M, mais... c'est un peu tard... Mais évidemment, lorsqu'on travaille pour soi, on ne prend pas toujours les précautions qui coulent de source. Encore un exemple : nous avons acheté un super échafaudage-tour car, en plus de sa stabilité, il permet de monter et descendre en toute sécurité par des escaliers intérieurs et des trappes. Si nous l'avons fait dix fois, c'est bien le maximum... Même à près de 10 mètres de haut, faire l'ascension en grimpant sur un côté de l'échafaudage prenait 15 secondes, quand utiliser la méthode sécurisée nécessitait au moins 4 fois plus de temps. Sur toute une journée, nous avons économisé beaucoup de temps. Mais une chute aurait été dramatique... En y réfléchissant rien qu'un peu, ça a été un comportement plus qu'idiot.
Dernier exemple, pour nos maçons qui travaillaient sans casque sur les ouvertures de fenêtres. Lorsqu'une pierre est venue s'écraser sur le crâne d'un ouvrier, il y a bizarrement eu une interruption d'une demi-journée pour aller aux urgences, et le lendemain, comme par magie, les casques étaient en place, pour tout le monde, enfin presque car l'ouvrier en question a eu un long arrêt maladie...

Alors suivez ce petit conseil : protégez-vous et prenez garde à ce que vous faites, en permanence !

 

Si malgré tous ces risques, vous poursuivez la lecture, c'est peut-être que vous voulez vraiment vous lancer. Alors voici quelques conseils...

 

 

3. Conseils pour se lancer et bien démarrer

Du haut de notre maigre et unique expérience, voici quelques recommandations pour débuter un projet d'auto-rénovation.

 

  • Trouver le projet idéal
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Souvent, on a envie d'aller se retaper un petit coin de paradis. On a alors un maximum de critères de recherche pour trouver un bien qui corresponde parfaitement à notre rêve. Les visites et les annonces nous font un peu redescendre sur Terre ! Il faut faire des concessions sur le terrain, sur la vue, sur la surface, sur l'état ou sur la proximité des voisins...

Nous avons trouvé notre grange après plusieurs visites chez des particuliers ou via des agences immobilières. C'est finalement grâce à ces dernières que nous sommes tombés sur ce bâtiment idéal (pour nous) ou presque : il n'y a malheureusement pas de cours d'eau, ni de dépendance... Mais nous avions visité beaucoup de granges dans un état effrayant, alors le bel état de conservation de celle-ci nous a vite conquis. Nous cherchions un bâtiment aux murs sains et droits, à la charpente d'origine et à l'abri de l'humidité et nous l'avons trouvé.

Loin de notre nouvelle région à l'époque, c'est par le biais d'internet que nous prospections en quête d'annonces intéressantes. Il s'avère qu'en habitant sur place, par le bouche à oreille, il est possible de trouver des bâtiments qui ne sont pas encore en vente et qui peuvent être de belles affaires ! N'hésitez pas à rester un moment dans le coin convoité pour tisser des liens et obtenir quelques tuyaux ! Quoiqu'il en soit, aucun regret pour nous, même si nous cherchions une surface intérieure plus petite pour un premier projet... Finalement, c'est passé, financièrement surtout. Et l'espace, on se l'approprie vite !

Lors d'une visite, inspectez la structure principale à la recherche de fissures, de manque d'aplomb, de salpêtre ou de fuites. Il ne faut pas hésiter à faire une deuxième visite avec un ou plusieurs professionnels du bâtiment pour avis. Pour nous, un mur à deux doigts de s'écrouler, c'était rédhibitoire. Mais ça n'effraie pas certaines personnes !

 

  • Architectes et anticipations
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Une fois le bâtiment acquis, il faut se projeter à l'intérieur : pas facile généralement quand il s'agit d'une grange agricole au départ. Nous avions commencé à faire des plans (vraiment très basiques, sans aucune originalité), et puis nous avons appris qu'étant donnée la surface finie, supérieure à 170 m2, nous devions avoir recours à un architecte. Mauvaise nouvelle au départ car cela représentait un surcoût pas forcément envisagé, mais ça a finalement été l'une des dépenses les plus utiles du projet. Je suppose que cela diffère d'un cabinet à l'autre, mais pour notre projet, les architectes ont parfaitement travaillé et créé un habitat totalement adapté à notre style de vie et à nos contraintes. Rien à voir avec nos plans de départ, rien du tout. Tout est pris en compte : la lumière, les communications entre espaces, les volumes, les niveaux... Au final, même si votre projet n'est pas aussi grand et ne nécessite pas forcément d'y faire appel, nous vous conseillons vivement de travailler avec un architecte. Vous aurez ainsi des plans, donc une vision presque concrète de ce que peut être votre maison, et cela apporte beaucoup en terme de motivation et d'anticipation.

A la grange de Gabillou, nous avons également été conseillés sur l'ordre des travaux, et les différentes étapes à mener. Pas facile de partir de rien et de penser à tout : c'est plutôt confortable de réfléchir en équipe ! Une des plus grandes difficultés de l'auto-rénovation est de parvenir à anticiper correctement les travaux. Exemple simple (non vécu à Gabillou) : une tranchée ouverte, quelques gaines puis on la referme. Quelques mois plus tard, on pense à une gaine supplémentaire qu'il aurait fallu placer également. Il faut donc tout réouvrir... Beaucoup de temps et d'argent perdus... Et parfois cela va plus loin quand on oublie l'évacuation des WC après coulage de la dalle ou la prise de terre une fois le terrassement terminé ! Avec l'aide d'un architecte, mais aussi grâce aux nombreux partages d'expériences sur internet, il sera plus facile d'anticiper. 

 

  • Prévoir un délai : impossible
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"Ne t'en fais pas chérie, le mobilhome, c'est pour un an maximum, après on habitera dans la grange !" (FAUX : 4 années de mobilhome)

"Le rejointoyage, on l'aura terminé pour la rentrée des classes !" (FAUX : joints terminés le 11 novembre)

"Je vais construire un muret en pierres sèches, ça devrait me prendre juste quelques mois." (VRAI : mais 10 mois quand même !)

Vous l'aurez compris, toute prévision est quasiment impossible à tenir. A chaque fois que nous avons annoncé une date de fin ou une durée pour un chantier, il a fallu au moins multiplier par deux le temps passé... Et c'est généralement lors des tout premiers jours que l'on réalise que le timing envisagé était complètement utopique ! On se dit aussi souvent qu'après, on ira plus vite, car on aura "la main". Ca, c'est plutôt vrai, mais pas tout le temps !

Voilà dix ans que nous avons acheté la grange. Elle a certes bien changé, mais il reste encore à faire. Il me semble que nous aurons fini l'étage pour l'été 2017. Doit-on plutôt penser 2018 ?! L'avenir nous le dira !

 

  • S'équiper de matériel : le minimum requis
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J'entends déjà certains ronchonner car je vais encore prêcher pour Festool ! Oui, mais d'abord quelques lignes...

Avant de commencer nos travaux, nous avions hérité du minimum syndical : les outils du parfait bricoleur. Scies égoïne, sauteuse, circulaire, marteaux, perceuse, ponceuse et divers trucs toujours utiles. Nous nous sommes équipés peu à peu en fonction de nos besoins, et selon les chantiers entrepris : d'abord des outils de débroussaillage, puis de terrassement, de mesure, de maçonnerie, un échafaudage et une multitude d'autres choses...

En fonction de la fréquence de leur utilisation, nous avons choisi nos outils dans différentes qualités. Du très bas de gamme pour de l'occasionnel jusqu'au très haut de gamme pour du régulier. Le moins que l'on puisse rappeler, c'est que l'on en a pour son argent. Pas une fois un outil bon marché ne nous a donné pleinement satisfaction, mais nous nous en sommes contentés, lorsqu'il fallait s'en servir moins d'une dizaine d'heures, comme par exemple le coupe-carrelage à 45°, premier prix, qui fait mal le boulot, mais n'a pas été utilisé longtemps...

Pour les engins très chers ou nécessitant un entretien trop important, nous avons loué et ne le regrettons pas. Par contre, les journées sont souvent stressantes car il faut travailler vite et beaucoup pour rentabiliser la location... Avec du recul, nous avons conseillé à d'autres auto-rénovateurs sur des projets similaires au nôtre de faire l'acquisition d'une mini-pelle d'occasion en début de travaux. C'est, à notre avis, un investissement vite rentabilisé, et qui peut facilement être revendu une fois les travaux achevés, si il n'y a pas eu de problème mécanique... De notre côté, nous avons empli les poches des loueurs en n'ayant pas franchi le pas d'investir dans un engin. Plus d'une fois nous aurions eu besoin d'une mini-pelle et avons fait les travaux à la main ou les avons repoussés, par économie...

Depuis quelques années, nous avons multiplié les rencontres, organisé des repas d'auto-constructeurs et tissé pas mal de liens. A présent, nous prêtons, empruntons et achetons collectivement les gros outils. C'est, de loin, la meilleure des solutions pour avoir du bon matériel sans se ruiner.

Un petit mot sur les outils Festool ? Non ! Il y en a assez sur le blog ! J'arrête la propagande ! Mais équipez-vous correctement, si le budget vous le permet. Vous ne le regretterez pas et prendrez plaisir à travailler avec de bons outils.

 

  • Faire appel à des artisans
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Bon j'évite de faire un paragraphe sur le travail non déclaré ! Libre à chacun de penser comme il le souhaite.

Comment parler de rénovation sans évoquer les professionnels ? Même si nous n'avons pas fait beaucoup appel à leurs services, nous avons quelques expériences, plus ou moins glorieuses. En voici quelques échantillons.

En théorie, faire appel à un artisan, c'est le confort absolu : on dit ce qu'on veut exactement, on fait un chèque et on l'a, sans se fatiguer. Malheureusement, cela ne se passe pas toujours comme ça. Je ne ferai absolument pas le procès des artisans. Je respecte grandement les professionnels passionnés par leur métier, et qui l'exercent donc avec autant de talent que d'envie. A la grange de Gabillou, nous avons rencontré trois types d'artisans : ceux dont nous avons été parfaitement satisfaits; ceux qui ont juste fait le boulot, sans plus; et ceux qui ne remettront plus jamais les pieds ici.

Une vérité qui dérange ! Trouver un bon artisan n'est pas si facile qu'on croit. Se saisir de l'annuaire, et piocher au hasard dans la liste, comme nous l'avons fait, n'est certainement pas une méthode à conseiller... Par malchance peut-être, nous avons rarement été satisfaits du travail fait chez nous. Peut-être qu'en tant qu'auto-rénovateurs, nous avons un regard plus critique de la qualité attendue. Encore une fois, je ne jette pas la pierre aux artisans, ils ont des impératifs que nous n'avons pas : le délai, l'argent, les autres chantiers... Cela force à travailler plus vite, et parfois moins bien.
Quelques exemples déplorables à Gabillou : les huisseries (fenêtres et portes principales), pourtant fabriquées en châtaignier par un artisan local, sont largement bâclées, et je pèse mes mots ! Fuites, mauvaises découpes, assemblages hasardeux, choix des bois, tout ou presque est synonyme de grand n'importe quoi. C'est une honte grandeur nature. Malheureusement, nous avons payé le solde, tout jeunes que nous étions, et les problèmes sont arrivés après. On a bien fait revenir l'artisan, mais tout n'est pas réparable... La lasure appliquée sur la porte de garage et sur une bonne partie des pierres de jambage (par bêtise) n'est jamais partie.
Concernant le traitement de la charpente, tout paraissait bien (mis à part un linteau chêne excessivement raboté et complètement enlaidi par un ouvrier novice). Mais à l'époque, il n'y avait pas d'étage. Difficile donc, d'aller inspecter le travail à 9 mètres de haut. Nous venons d'attaquer les finitions des Velux situés au faîtage et qu'avons-nous décelé ? Toute un partie de la charpente non traitée (pas de trou pour les injections) et toute une autre traitée mais non rebouchée par des chevilles bois. Un gruyère. Là encore, l'artisan a été payé, sans délai. Alors, négligence volontaire ou manque de rigueur, nous ne savons pas. Toujours est-il que nous sommes très déçus de ces prestations. Il y en a encore quelques autres mais je ne vais pas épiloguer.
Fort heureusement, d'autres entreprises bien plus sérieuses ont travaillé à la grange de Gabillou. Nos maçons par exemple, prêts à 8h précises, travaillant sans relâche, sans discuter et avec beaucoup de sérieux. Des délais tenus, un chantier nettoyé, un travail de qualité. La véritable réponse à l'attente qu'on avait d'une entreprise du bâtiment.

Lorsque vous souhaitez faire réaliser une partie de vos travaux par des professionnels, multipliez les devis, demandez à voir des réalisations de l'entreprise, obtenez des avis d'autres clients. Vous minimiserez ainsi le risque d'être déçu en découvrant de mauvaises surprises. Et avant de payer le solde à la fin du chantier, inspectez comme il se doit le résultat présenté...

 

 

4. Conclusion : pourquoi rénover ?

098 - Anniversaire : les 10 ans du projet !!! Bilan d'une décennie de travaux...

Que de mises en garde, de recommandations et de risques à prendre !!! Alors, l'expérience en vaut-elle vraiment la peine ? Si c'était à refaire, est-ce qu'on le referait ?

En un mot, OUI ! Au-delà de posséder maintenant une maison totalement à notre image, c'est un véritable projet de vie que nous menons. Par bien des aspects il nous aide à grandir, à apprendre, à comprendre. Malgré la difficulté de certains chantiers, c'est toujours la fierté qui reste à la fin. Fiers d'avoir essayé, fiers d'avoir échoué puis recommencé puis réussi, fiers d'avoir persévéré, fiers d'avoir tenu dans le temps, fiers d'être capables de toucher à tous les domaines du bâtiment, fiers d'avoir redonné vie à un bâtiment ancien, fiers d'occuper maintenant une maison que nous avons quasiment entièrement construite. Certes il y a eu des doutes, des angoisses, des disputes, une rupture, des coups durs, des mauvaises surprises, des dépenses imprévues, des milliers d'heures de dur labeur. Mais nous sommes là. Dans cette grange agricole achetée il y a 10 ans jour pour jour.

Nous ne l'avons pas caché : une rénovation comme celle-ci est difficile, c'est un rempart, une montagne, un océan. Mais nous avons gardé à l'esprit que tout est possible. Tant qu'il y aura de la volonté, il y aura de l'espoir.

Sur les chemins sans risque, on n'envoie que les faibles. 

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Rédigé par BG & Mélanie

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Publié le 2 Novembre 2016

Bonjour à tous,

Belles avancées à la grange de Gabillou ! Vive la chaux ! Depuis le précédent article, nous avons entrepris de casser le pourtour de chaque pierre de l'étage. En effet, une partie n'avait pas encore été faite (42 m2 environ). Pour ce job que nous connaissons bien, burineur et perforateur...

097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !

De quoi passer, de ceci :

097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !

à ceci :

097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !

Ce boulot s'est plutôt bien déroulé, même si notre vaillant perforateur a rendu l'âme à quelques mètres carrés du but. Nous l'avons ressuscité en lui installant de nouveaux charbons ! Au début des vacances de la Toussaint, toute la surface était déjointée :

097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !
097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !

Il a également fallu encastrer quelques gaines, et créer ainsi des cheminements entre les pierres :

097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !

Au début de nos congés, j'ai refait l'arase des murs, peu solide et incomplète. Un peu de mortier bâtard, quelques pierres et une truelle !

097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !

De quoi passer de ceci :

097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !

à ceci :

097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !
097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !
097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !

Nous avons alors commandé 30 sacs de mortier PRB Belle époque, coloris Jaune Touraine, identiques à ceux utilisés il y a quelques années pour les autres murs de la grange :

097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !

Et c'est parti pour le rejointoyage ! Le premier jour, Antoine & Céline sont venus en renfort, avec un deuxième Point Master. Les rôles étaient bien définis : 

- Antoine préparait le mortier

- Mélanie remplissait les Point Master

- Je vidais les Point Master dans les murs

- Céline serrait le mortier à la truelle pour le pousser au fond des joints 

097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !
097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !
097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !
097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !

En fin de journée, nous avons atteint notre objectif et ainsi rejointoyé le grand triangle du pignon Nord. Déjà 10 sacs de mortier utilisés !

097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !

Le deuxième jour, c'est seulement à deux que nous avons poursuivi le travail. En 5 heures environ, nous avons posé 5 sacs de mortier, pour terminer de rejointoyer le pignon Nord. Petite photo avant d'aller brosser (ou gratter) les joints :

097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !

Le troisième jour, Mélanie a repris le travail. C'est donc Romain qui est venu en renfort pour m'aider à rejointoyer tout le mur Est. Encore 6 sacs passés !

097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !

Le quatrième jour, plus de renfort ! J'ai donc dû occuper tous les rôles et j'ai passé 3 sacs pour couvrir la moitié du mur Ouest :

097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !

Enfin, le cinquième jour, j'ai préparé le chantier en protégeant la fenêtre puis j'ai passé les 2,5 derniers sacs nécessaires pour notre rejointoyage complet !

097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !

Ainsi donc, l'objectif tant attendu est atteint ! Nous avons rejointoyé l'intégralité de la grange. Ca y est !!!

Bilan de ce rejointoyage express :

- les 30 sacs de PRB Belle époque nous ont coûté un peu moins de 300€

- le coloris est bien le même qu'il y a quelques années, pas de raccords visibles, ce qui était très pratique pour nous

- la méthode est toujours la même : on prépare le mortier à la bétonnière (1 ou 2 sacs à la fois) en ajoutant juste de l'eau, on remplit les Point Master (grosse seringue à mortier), on les vide dans les murs humidifiés, on serre le mortier avec une petite truelle, on gratte l'excédent avec une brosse métallique pour faire apparaître les arêtes des pierres (lorsque le mortier commence à prendre), on fignole avec une brosse douce (chiendent ou brosse à laver)

 

Quelques photos du résultat final, après rangement et nettoyage de l'étage :

097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !
097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !
097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !
097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !
097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !
097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !
097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !
097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !
097 - Ca a été CHAUX à Gabillou !

On est vraiment très satisfaits de ce travail, qui embellit "instantanément" la pièce et la rend plus lumineuse. Dans la foulée, et avant la reprise du travail, nous avons acheté une palette de plaques de plâtre, et nous les avons montées à l'étage avec Romain, Clémentine et Guilhem. Malheureusement, la plupart d'entre elles ont des défauts de fabrication. Litige avec le vendeur de matériaux en cours...

 

Un grand merci à Antoine, Céline, Romain, Clémentine et Guilhem pour les divers coups de main !

 

A présent, nous allons commencer à faire les joints de plâtre entre les plaques de toiture. Le moment est idéal : sans cloison, l'échafaudage pourra circuler librement ! Au programme donc : finitions de 5 Velux puis enduit et bandes, ponçage et sous-couche de peinture. Nous espérons terminer cela d'ici Noël !

 

A suivre...

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Rédigé par BG & Mélanie

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Publié le 25 Août 2016

Bonjour à tous,

Très longue attente depuis le précédent article... Quelques internautes nous ont mentionné leur impatience, et ça nous a poussés à nous y remettre.

Depuis la dernière fois, on a fait un peu de travaux, un peu de menuiserie et beaucoup de voyages. Donc notre temps libre n'a pas été consacré qu'à la grange, et ceci explique un si long silence.

Tout d'abord, nous avons terminé les rangements sous escalier. Pas une mince affaire, car il a fallu faire de multiples ajustements. Nous avons dû couper le compartiment central, beaucoup trop lourd pour pouvoir se déplacer sur ses roulettes. Une structure interne a alors été nécessaire, associée à de longues coulisses de tiroir. Nous avons aussi fabriqué une profonde penderie sur roulettes, toujours avec du MDF et du mélaminé.

Lorsque tous les réglages ont été effectués (rails de guidage au sol, ajustement des hauteurs...), nous avons appliqué de la peinture magnétique, puis de la peinture "tableau noir" et enfin j'ai créé des poignées en chêne. Pas de photos de ces étapes, mais du résultat final :

096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...

Par la suite, j'ai fabriqué une autre table en chêne massif, sur le modèle de la précédente, mais en y insérant une porte africaine Dogon. Un projet menuiserie assez long mais au résultat conforme à mes attentes :

096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...

Sur les photos, il ne manque que la vitre destinée à recouvrir la porte Dogon.

Durant les vacances, nous sommes partis au Népal, puis en Norvège, pour nous ressourcer. A présent, il est temps de s'y remettre et de terminer l'intérieur de la grange. Nous avons décidé de reprendre la main sur le "no man's land" qu'était devenu l'étage, en attente d'un aménagement. Voici l'état dans lequel tout était resté depuis plusieurs années :

096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...

Récemment, nous avions entamé le chantier en réalisant en théorie sur plan, puis en pratique sur le terrain, le passage des gaines électriques de l'étage dans les solives. Comme pour la chambre d'hôte, nous utiliserons un tableau divisionnaire pour l'étage uniquement, alimenté par un 3G6mm². Cela simplifie l'installation en réduisant les longueurs nécessaires.

Avant de poser le platelage en OSB3 de 22mm, nous avons nettoyé les espaces entre solives de la poussière, des débris, et même des rongeurs morts... Puis les gaines de VMC du rez-de-jardin ont été passées, tout comme les PER et les évacuations pour l'étage. Et nous avons pu poser la première plaque :

096 - On s'y remet ! Début de l'étage...

Le lendemain, j'ai posé seul les 4 premières rangées et j'ai dû déplacer tout un tas de matériaux :

096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...

Déjà un réel confort de pouvoir marcher sur cette surface sans jouer aux équilibristes entre les solives !

Le jour suivant, Mélanie était de repos, donc nous avons continué ensemble : pour chaque plaque, il fallait réfléchir à ce qui devait sortir du sol (gaines électriques ou autre), réaliser les trous précisément sur les futurs passages de cloisons, effectuer parfois quelques coupes, et nettoyer dessous avec l'aspirateur. Mais nous avons tout de même bien avancé :

096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...

Deux espaces vides ont été laissés, afin de créer des espaces techniques : ventilation de fosse septique et tableau électrique divisionnaire d'un côté, conduit de chaudière, chauffage au sol et VMC de l'autre :

096 - On s'y remet ! Début de l'étage...

Le dernier jour, Mélanie a repris le travail, alors j'ai terminé seul, et à la plaque d'OSB près, toute la surface a été couverte. Nous avons à présent un peu moins de 90m² supplémentaires à aménager, qui recevront 3 chambres, une salle de bain, un large couloir et un bureau-balcon. Mélanie a déjà commencé à casser le tour des pierres pour la dernière partie à rejointoyer !

096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...

Petit détail original : un espace réservé pour encastrer une baignoire dans le sol. Idée des architectes qui prendra vie dans quelques temps !

096 - On s'y remet ! Début de l'étage...

Pour terminer, quelques vues de la maquette SketchUp. Vous remarquerez les plafonds inclinés des deux premières chambres, sortes de maisonnettes munies de leur Velux intérieur pour récupérer la lumière venant de la toiture :

096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...
096 - On s'y remet ! Début de l'étage...

Voilà les dernières avancées ! Merci pour votre patience et ne vous en faites pas, le prochain article arrivera bientôt : nous sommes surmotivés !

Dans les prochaines semaines, outre la reprise du boulot pour moi, nous dégagerons tous les pourtours de pierres et attaquerons le rejointoiement à l'étage.

A suivre...

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Rédigé par BG & Mélanie

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