Publié le 12 Février 2016

Bonjour à tous,

Article un peu particulier puisqu'il ne traitera pas de l'avancée des travaux à Gabillou...

Antoine et Céline, deux amis auto-constructeurs (voir le lien en bas à droite) rencontrés grâce à notre blog, lancent un projet de brasserie familiale en Dordogne. Outre le sérieux de cette aventure, ils nous ont fait déguster de succulentes bières, et nous sommes pourtant connaisseurs, de par nos origines !

Nous vous invitons aujourd'hui à découvrir leur projet, et pourquoi pas, à les soutenir dans un financement participatif !

094 - Supporterez-vous la pression ?

A Gabillou, on ne fait pas que boire : les travaux avancent tout de même et un prochain article sera bientôt publié !

A suivre...

Voir les commentaires

Rédigé par BG & Mélanie

Publié le 3 Janvier 2016

Bonjour à tous,

Tout d'abord, très heureuse année à tous les visiteurs du blog. Qu'elle soit pleine d'ambition, de projets de rénovations et de réussite !

Long moment depuis le précédent article, mais ça valait le coup d'attendre : nous n'avons pas chômé et cela ne fera qu'allonger la publication du jour !

Depuis le dernier article, et la fin de la partie basse du grand escalier, je me suis lancé dans la réalisation totale d'une table. Une première pour moi, puisque après avoir créé une maquette sur SketchUp, je suis allé acheter du chêne en plots, directement en scierie :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

J'ai commencé par déligner les plots, afin d'en retirer l'aubier et les défauts, et de sélectionner mes pièces. Merci à Nico pour le coup de main ! Quelques heures plus tard, les planches nécessaires étaient prêtes à passer sur la dégauchisseuse :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Pour nous voir avancer rapidement, Nico et moi avons dégauchi puis raboté les 4 pieds de poteaux pour passer d'une section de 12 x 12 cm (brute) à 10 x 10 cm (rabotée). Je les ai ensuite alignés pour les couper exactement à la même longueur :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Les 4 pieds terminés, Mélanie est venue en renfort pour m'aider à dégauchir puis raboter les planches pour le plateau. N'ayant pas d'aspirateur à copeaux, nous avons posé dans l'atelier un tapis de bois...

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Puis j'ai investi dans un génial - mais néanmoins très onéreux - outil, la Domino de Festool. Celle-ci permet de créer des faux tenons avec une précision impressionnante. Voilà à quoi ressemble la bête :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Et voilà un premier essai qui a permis d'assembler les pieds par 2 :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Après un bon collage, j'ai pu avec le même outil créer de nouveaux faux tenons pour assembler les 4 pieds :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

On remarque un léger décalage entre les traverses et les poteaux. Cela correspond à l'épaisseur du plateau, puisque les pieds de la table seront apparents au-dessus.

Après cela, je me suis attaqué au plateau : chaque planche a été rainurée à la défonceuse, et une languette de contreplaqué de 10mm insérée dans chaque jonction, sur toute la longueur. Des renforts en chêne ont été vissés par dessous pour améliorer la stabilité de l'ensemble. Romain est venu m'aider à encoller le tout, merci à lui !

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Le lendemain, après séchage de la colle, j'ai scié le plateau et je l'ai inséré dans la structure créée précédemment :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Le mariage bois de bout et plateau m'a tout de suite plu ! On aperçoit sur ce dernier cliché une languette en contreplaqué dont je parlais tout à l'heure. J'ai alors découpé les derniers morceaux manquants et je les ai assemblés de la même manière :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Pour terminer, j'ai solidarisé le plateau à la structure par vissage et collage (non apparents), pour obtenir le résultat tant espéré :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Enfin, après plusieurs heures de ponçage, de rebouchage de quelques noeuds, de traitement au xylophène puis de 3 couches de vernis incolore mat, nous avons placé la table dans la maison, pour une mise en situation un peu plus classe ! Désolé de vous inonder de photos, mais je ne suis pas peu fier du résultat...

Ma première table, 2m20 x 1m05, en chêne massif :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Un projet qui m'a beaucoup plu, malgré la trentaine d'heures de travail qu'il m'a demandée. La table est restée jusqu'à Noël à Gabillou, puis elle est partie chez sa nouvelle propriétaire, à Montélimar...

Ce boulot m'a tellement plu que j'ai investi dans une raboteuse-dégauchisseuse professionnelle. Je vais donc mettre en vente ma Lurem C200 (uniquement la raboteuse-dégauchisseuse). La table est le reflet de ce qu'elle peut réaliser. Si quelqu'un est intéressé, qu'il me le fasse savoir !

Après ce gros projet, nous nous sommes attaqués au salon. Mélanie s'est occupée de la peinture : voilà plusieurs années que nous vivions avec le sous-couche pour plaques de plâtre, franchement pas du plus bel effet. Un gris "tourterelle", très doux, a recouvert toute la structure du salon. L'intérieur des meubles intégrés du salon a reçu un gris plus foncé, comme on peut le voir sur ce cliché de préparation du chantier salon :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Le plancher chauffant a été livré sur palette, et il n'a pas été difficile d'installer les plaques de polystyrène. Il a fallu réfléchir au cheminement des 3 circuits de chauffage, et faire quelques découpes, au cutter, pour réaliser ce puzzle géant :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Ensuite, j'ai dû créer les dernières rainures à la défonceuse, avec une fraise droite. Un jeu d'enfant !

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Martine est alors venue en renfort, et nous avons collé toutes les plaques avec du scotch double-face, directement sur l'OSB. Vraiment pas dur non plus ! Après, nous avons encastré les plaques en aluminium (pour diffuser la chaleur) dans les lignes droites :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Merci Maman pour le coup de main !

Puis j'ai installé et raccordé la nourrice aux attentes que nous avions prévues sous l'escalier du salon, pas une mince affaire de couder puis serrer des tuyaux en PER de 34 dans un espace exigu...

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

L'étape suivante a été la pose du tuyau de chauffage. Il fallait être très prudent pour ne pas plier le tube, pourtant pas si fragile. Malgré une fausse note qui nous a obligé à recommencer 10 mètres, les 3 circuits ont été posés et raccordés en relativement peu de temps.

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Le lendemain, stress non négligeable : mise en eau du plancher chauffant du salon, et raccordement à la chaudière : j'ai pris mon temps, mais, à part une fuite qui m'a fait perdre quelques gouttes de sueur ainsi qu'une petite heure, la purge a été relativement facile et la pression de la chaudière est redevenue normale.

Nous avons donc découvert la chauffe d'un plancher sans chape, directement sur les plaques en aluminium. Le surlendemain, pas de fuite, pas de baisse de pression, j'ai alors arrêté le chauffage du salon pour attaquer la pose du revêtement de sol.

Tout a commencé par un film pare-vapeur, indispensable pour une pose flottante :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Puis au fur et à mesure, j'ai déroulé une sous-couche en mousse pour l'isolation phonique, et j'ai installé, petit à petit, le parquet contrecollé en chêne, que nous avions trouvé d'occasion (voir article 091). Il s'est avéré être en super état, facile à poser, et j'ai suffisamment bien géré les chutes pour en avoir assez pour notre projet !

Après une demi-journée où j'ai failli casser ma défonceuse presque neuve, j'avais fait environ 1/3 du salon, avec les découpes les plus pénibles :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Les lames sont plutôt nuancées, avec différentes teintes, ce qui donne quelque chose de très varié tout en étant bien fini. Classe quoi !

La pose a continué durant environ 2 journées (j'allais faire les découpes à l'atelier pour éviter la poussière, donc pas mal de trajets à pied) :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Puis, soudainement, la dernière lame a été posée. De quoi profiter largement du résultat :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Dans un dernier élan d'effort, j'ai installé et collé des découpes de parquet dans la rainure prévue à cet effet (voir article 061) pour recevoir le bandeau de LED qui éclaire les pierres de manière rasante. Finissant cette étape vers 23h20, j'ai directement pu tester, en conditions, cette lumière venue du sol :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Le luminaire Paulmann sur câbles tendus, installé depuis un moment, met aussi la pièce en valeur, et donne une autre ambiance :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Une fois encore, une belle étape achevée, d'autant que cela faisait plusieurs années que nous devions la faire, mais le budget nous manquait... Pour le bilan du chauffage au sol sec, nous y reviendrons ultérieurement.

Ce chantier terminé, j'ai acheté du tube carré en acier pour fabriquer une rampe simple pour l'escalier du salon : 3 tiges carrées soudées et quelques heures à tout meuler pour obtenir un effet martelé plutôt sympa. Un peu de temps aussi pour réaliser des embouts de rampe en bois de bout de chêne. La pose et le scellement dans le mur devraient avoir lieu dans les prochains jours :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Pour clore cet article, encore un peu de nouveauté ! La maquette fournie par nos architectes présentait une certaine originalité puisque le parquet du salon redescendait entre les deux fenêtres intérieures :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Erreur de logiciel ou effet volontaire, nous avons aimé le concept et décidé de le réaliser grandeur nature. Nous avions donc laissé en attente le contreventement de la petite structure en OSB :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Pour ce travail, il était nécessaire de coller le parquet sur le mur. Nous avons donc acheté de la colle spéciale, destinée au parquet collé... au sol ! Un enfer ! Nous n'avions déjà pas beaucoup apprécié la colle à carrelage, mais là, c'est encore pire : ça coule, ça sent très mauvais, ça colle aux mains, ça ne se nettoie qu'aux produits chimiques, ça n'est pas fait pour aller sur un mur... Bref, un calvaire par lequel il a fallu passer. Mais en une demi-journée de Saint-Sylvestre, une bonne partie était collée :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !
093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

J'ai utilisé la technique du carrelage mural pour le départ : un tasseau vissé sur l'OSB qui joue le rôle de support pour serrer le parquet vers la gauche. Ensuite évidemment, lorsque la colle avait pris, j'ai dévissé le tasseau !

La suite a été plus longue, puisqu'il a fallu faire les encadrements des fenêtres. Et avec du parquet contrecollé, inenvisageable de voir l'intérieur du parquet. Après différents essais, j'ai opté pour la confection de baguettes chanfreinées en chêne massif. Assez longues à réaliser, elles s’intègrent parfaitement à l'ensemble et feront de bonnes jonctions entre mur et angles :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Depuis le palier de l'escalier du séjour, l'effet "parquet qui se prolonge en chutant du salon au séjour" me paraît réussi :

093 - Une table et un salon : vive la menuiserie !

Mais, à la veille de la rentrée, tout n'est pas totalement achevé : il reste 2 ou 3 finitions pour que le salon soit vraiment complètement fini. Les encadrements des deux fenêtres intérieures doivent être collés, la jonction mur du séjour et sol du salon doit être créée, et l'escalier, qui a un peu bougé avec le temps, doit être en partie repris. Mais tout cela n'est que l'affaire de quelques jours.

Ensuite, j'attaquerai les rangements intégrés sous l'escalier du séjour et nous entamerons... la DERNIÈRE ligne droite pour l'intérieur !!! L'aménagement complet de l'étage. Un chantier qui ne nous fait même pas peur !

A suivre...

Voir les commentaires

Rédigé par BG & Mélanie

Publié le 10 Novembre 2015

Bonjour à tous,

Traduction d'un titre résumant les chantiers des dernières semaines :

- conception d'un escalier

- réalisation de cet escalier en chêne massif

- détournement d'un plat de cuisine en lave-main

- utilisation d'une raboteuse-dégauchisseuse

Pour commencer, j'ai passé le début de mes congés à penser, imaginer et calculer la première partie de l'escalier qui mène à l'étage. Celui-ci est en effet composé de 2 parties droites et d'un palier intermédiaire. Comme les autres modèles de la grange, nous avons choisi de réaliser un angle de 10° entre marches et contremarches, afin de donner une finition contemporaine à l'ouvrage.

Au programme donc, mesure de la hauteur entre le sol fini du séjour et le futur sol fini du palier (parquet non encore posé à prendre en compte), mesure de la longueur de l'escalier et essais successifs avec 9, 10, 11 marches. Pour rendre l'escalier praticable, il est nécessaire de calculer la fameuse loi de Blondel, qui permet de vérifier la concordance entre hauteur des marches et giron (profondeur de marche). Je vous épargne les chiffres, mais cela n'est pas très difficile. Un bon lien pour automatiser les calculs :

http://www.calculer-escalier.fr

Ensuite, avec notre angle de 10°, il a fallu user de trigonométrie, de calculs de Cosinus et de Tangente pour parvenir à trouver les dimensions de notre triangle de référence (à reporter plusieurs fois le long des crémaillères).

Etant donné qu'un long moment s'était écoulé depuis la réalisation du précédent escalier, j'ai préféré tracé l'épure grandeur nature sur le Placo, afin de vérifier que les calculs théoriques allaient se retrouver en pratique :

092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...
092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...

Une fois cette - assez longue - opération réalisée, j'ai tracé la même chose sur 2 planches en Kerto (sorte de lamellé-collé) que nous avions achetée pour l'occasion. Réglet, compas, mètre-ruban et critérium :

092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...

Puis avec la formidable Festool plongeante et son acolyte rail de guidage, j'ai scié proprement sur chaque trait. S'agissant d'une scie circulaire, il a fallu terminer chaque angle avec une scie égoïne :

092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...
092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...

J'ai ensuite copié ces actions à l'identique pour créer la deuxième crémaillère, et j'ai fixé les deux jumelles à l'endroit voulu. Pour cela, je n'ai pas lésiné sur les points d'ancrage ! Essayons de limiter au maximum les déformations liées au travail du bois... Vissages dans le palier, sur les montants bois derrière le Placo, ancrages par chevilles dans le sol et liaison des 2 crémaillères afin de les solidariser :

092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...

A ce stade, une journée s'est écoulée. Ayant commandé des marches et contremarches déjà rabotées, j'ai simplement scié avec le fameux angle de 10° l'intégralité des marches et des contremarches, en les plaçant à blanc au fur et à mesure. Presque une nouvelle journée utilisée, mais une prévision du résultat au fur et à mesure de l'avancée.

092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...
092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...
092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...
092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...

La dernière journée a été consacrée à la fixation des marches et contremarches : l'escalier du salon ayant un peu bougé à la jonction marche-contremarche (fissures), j'ai décidé de prendre les devants sur ce chantier, et de coller/visser tous les éléments entre eux.

J'ai donc utilisé des chutes de contremarche (collées/vissées) entre chaque marche et contremarche :

092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...

Puis, dans la foulée, j'ai poncé l'unité marche-contremarche pour supprimer l'éventuel désaffleur :

092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...

Et j'ai fixé cette unité sur les crémaillères au moyen de tasseaux afin que ça soit invisible depuis le dessus :

092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...
092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...

Chaque unité marche-contremarche m'a demandé 45 minutes de travail (uniquement pour les fixations). J'ai donc mis 450 minutes, ou 7h30 à fixer la totalité des planches sciées la veille.

Mélanie a ensuite pris la relève en ponçant plusieurs heures l'escalier fini :

092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...

Et après trois couches de vitrificateur invisible, notre escalier était prêt à être arpenté :

092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...
092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...
092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...
092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...

A l'avenir, des placards coulissants et intégrés trouveront leur place sous l'escalier et le palier. De nombreux rangements pour chaussures et manteaux seront ainsi créés.

Autre chantier, pour s'amuser : il s'agissait de trouver une solution à un lave-main mal conçu. Je vous laisse imaginer par vous-même le souci lorsqu'on actionne le robinet sur ce genre de vasque initialement achetée :

092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...

Nous avions choisi ce modèle étroit qui passait tout juste dans l'endroit prévu... Mais sa relative planéité le rendait inutilisable. C'est donc en débarrassant la grange d'amis qui se lancent dans un projet similaire, que j'ai trouvé un plat métallique devant être jeté. J'ai imaginé une reconversion pour ce dernier et après sciage et préparation d'une vieille planche de récupération en chêne, et perçage du plat métallique, nous avons maintenant un lave-main plutôt original. Merci à Clémentine et Guilhem pour ce généreux don !

092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...
092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...

L'ennui, c'est que l'eau s'écoule assez mal et a tendance à stagner au fond du plat. J'envisage donc de créer de la pente avec une résine incolore, mais je ne me suis pas encore vraiment penché sur la question...

Enfin, la réalisation de la première partie de l'escalier a soulevé un problème : les calculs initiaux étaient un peu justes et il manquera 4 marches et 2 contremarches pour la deuxième partie. Plusieurs solutions s'offraient à nous : acheter de nouvelles planches rabotées (pas évident et assez cher), ou tenter de les faire nous-mêmes. C'est cette seconde option que nous avons retenue.

Il y a plusieurs années, j'ai hérité de mon grand-père menuisier d'un petit combiné à bois Lurem. Au départ, le moteur était à changer, mais même avec le moteur neuf, je n'ai jamais vraiment osé m'en servir. Cette fois, c'était vraiment l'occasion de se pencher sur la question. J'ai donc effectué de nombreux réglages, j'ai conçu une protection manquante pour la dégauchisseuse, et j'ai fait quelques exercices à partir de chêne brut (en plot), histoire d'apprendre les gestes, de prendre confiance, et de se faire la main.

Voici le dernier exercice effectué. Le plot au départ :

092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...
092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...

On remarque aisément que le bois est très "tuilé"... J'ai donc sorti la Festool pour le déligner : enlever l'aubier et disposer d'une largeur inférieure à 20cm pour que ça passe dans la machine !

092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...
092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...

Puis j'ai dégauchi, en plusieurs passes, afin de créer une surface plane :

092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...

J'ai ensuite passé le morceau de bois dans la raboteuse, afin d'obtenir une deuxième face plane et parallèle à la première. Et enfin, j'ai scié les bords et j'ai légèrement poncé le tout :

092 - Loi de Blondel, menuiserie, hygiène et dégauchissage...

Résultat : une planche tout à fait exploitable en menuiserie ! C'est donc plutôt confiant que je suis allé, pour la première fois, acheter du bois en scierie (chêne en plots sec de 10 ans). Il servira à réaliser les 4 marches et 2 contremarches manquantes et ensuite, une table à manger...

Dernière nouvelle : le plancher chauffant du salon a été commandé chez Caleosol. Nous attendons sa livraison pour l'installer et poser le parquet.

A suivre donc...

Voir les commentaires

Rédigé par BG & Mélanie